La vénérable sœur Saint-Jacut n’eut pas la joie d’assister à ce développement de l’œuvre qu’elle avait fondée. Avant d’aller recevoir au ciel la récompense de ses mérites, elle avait eu la douleur de voir mourir ses trois compagnes : Françoise Richard dès 1820, Julienne Monnier en 1833, et Jeanne Monnier en 1834. Elle-même, éprouvée depuis longtemps par des infirmités très douloureuses, mourut le 16 novembre 1835, à l’âge de soixante-huit ans. Sa mort fit un grand vide dans la communauté, dont elle était l’exemple et l’édification. Par…
Les postulantes commencèrent bientôt à affluer, et le jour vint enfin où les Sœurs purent donner une réponse satisfaisante aux paroisses qui leur demandaient des institutrices. C’est en 1839 qu’elles fondèrent leur premier établissement, celui de Saint-Congard. Un second fut fondé à Peillac en 1842, puis deux autres en 1846, à Caden et à Saint-Gorgon. Conformément au double but de leur institution, chacun de ces établissements comprenait une Sœur pour visiter les malades, une ou deux pour faire la classe, et quelquefois une Sœur converse chargée de…
Le Père Deshayes et le Père Le Leu. Pendant les premières années qui suivirent la profession solennelle, le développement de la communauté fut très lent. (...) De 1828 à 1837, cinq religieuses seulement vinrent s’adjoindre aux six fondatrices ; (...) Désespérant de voir la situation s’améliorer, elles conçurent le projet de se réunir à une autre congrégation. Sur ces entrefaites, le Père Deshayes, Supérieur général des Sœurs de la Sagesse et des Pères de la Compagnie de Marie, vint à Rochefort-en-terre. M. Corvoisier*, son ami et presque…
Une fois devenues de véritables religieuses par leur prise d’habit et leur profession, les Sœurs de Saint-Jacut ne songèrent plus qu’à s’acquitter le mieux possible de leur mission charitable, et s’en remirent à la Providence du soin de faire croître le petit arbre qu’elles venaient de planter. Rien de plus édifiant que cette communauté, dont les membres consacraient tout leur temps au travail et à la prière, s’aidant mutuellement autant que le permettaient leurs emplois du temps respectifs. (...) Chanoine Guyot p.47-48 (1921)